On dit souvent que la lettre de motivation ne sert plus à rien. Faux : quand elle est lue, elle pèse — surtout entre deux candidats au CV équivalent. Le problème, ce ne sont pas les lettres, ce sont les mauvaises lettres : génériques, centrées sur soi, sans intérêt. Voici une méthode empruntée au marketing pour en écrire une qui capte : AIDA.
A — Attention : une accroche qui sort du lot
Oublie « Je me permets de vous adresser ma candidature ». Commence par quelque chose qui montre que tu connais l'entreprise ou qui pose ta valeur. Exemple : « Votre lancement sur le marché allemand m'a tout de suite parlé : j'ai accompagné une expansion similaire l'an dernier. »
I — Intérêt : montre que tu les comprends
Parle de leur besoin avant de parler de toi. Quel est leur enjeu, leur contexte, le défi du poste ? Cela prouve que tu as réfléchi à ce que tu peux apporter, pas seulement à ce que tu veux obtenir.
D — Désir : prouve avec des faits
C'est le cœur de la lettre. Donne 2 ou 3 exemples concrets de ce que tu as accompli, en lien direct avec le poste. Chiffre, illustre, raconte un mini-résultat. Tu transformes une promesse en preuve.
A — Action : termine par une ouverture
Conclus en proposant la suite : « Je serais ravi d'échanger sur la façon dont je pourrais contribuer à vos objectifs. Je reste disponible pour un entretien. » Clair, confiant, sans servilité.
Trois règles d'or
- Courte : une demi-page suffit. On ne lit pas les pavés.
- Personnalisée : nomme l'entreprise et le poste. Une lettre « copier-coller » se repère immédiatement.
- Tournée vers eux : compte le nombre de « je » et de « vous ». L'équilibre doit pencher vers « vous ».
À retenir : attire l'attention, montre que tu comprends leur besoin, prouve par des faits, propose la suite. Une lettre AIDA bien faite donne envie de te rencontrer.